« Un Euro symbolique ! », par Jean-Marc Mézenge

« C’est parti ! » : l’Euro 2012 de football, en Pologne et en Ukraine, va envahir nos écrans (bienvenue à beIN Sport) et aussi notre attention. C’est l’héritage d’une décision politique de l’élection de notre cher Président de l’UEFA en 2007, Michel Platini, qui, rappelez-vous, avait gagné son siège grâce aux voix des pays de l’Est. On va se régaler ! Enfin, je l’espère.

En attendant, le Stade Rennais se cherche, lui, un Président au profil défini dans les bureaux d’Artémis à Paris. Le suspense est à son comble car on hésite, sans doute, du côté des Messieurs Pinault entre un candidat local, intégré dans le microcosme rennais et accepté par les hommes en place, et un nouvel actionnaire qui pourrait avoir la délégation de présidence pour booster la valeur du club et les valeurs du sérail. Quelle est la meilleure solution pour relancer le projet ? « L’avenir nous le dira ! » mais le présent nous donnera une réponse précise sur les intentions des patrons, amour ou business.

Au MMArena du Mans, j’ai assisté au dernier match des Bleus qui jouaient devant une équipe d’Estonie en villégiature. Cette fois-ci, la sélection de Laurent Blanc a montré qu’elle possédait des joueurs qui ont eu envie de « descendre du car » (dixit Michel Platini, le Président). Noël Le Graët, le subtil Président de la Fédération Française, lui, a décongestionné l’épiphénomène, comme il avait réglé, en fin psychologue, le renouvellement du contrat de Laurent Blanc, soutenu par le lobby France 98. « Il est fort, ce Noël ! ».

En attendant, le Stade Rennais recrute Romain Alessandrini, joueur de Clermont Foot, marseillais d’origine, un milieu offensif qui vient de la Ligue 2 mais qui présente des qualités indéniables pour s’intégrer dans l’effectif des Rouge et Noir, qui se leste de ses joueurs au mental défaillant. Le futur Président va devoir, sans doute, parapher son contrat, après le 15 juin et la fin de l’Euro, négocié par le manager général, Pierre Dréossi, qui a eu l’appui du coach pour persuader le joueur et son agent de la pertinence de leur choix.

L’équipe de France jouit d’une confiance retrouvée après sa campagne de séduction liée à ses victoires trop faciles, mais aussi grâce à un savant message, mélange de marketing et de communication : « En route pour l’Euro, avec vous et pour vous ! ». Les Bleus ont brandi cette banderole à la fin du dernier match amical. Quel talent ! On tomberait même dans le panneau, nous aussi, de croire que la motivation de tout ce beau petit monde repose sur une générosité et un humanisme retrouvés. Attendons la fin de cette compétition pour louer des valeurs chères à Michel Platini, notre Président, héros en son temps d’un championnat d’Europe réussi. Mais ne craignez rien, le Père Noël veille en juin !

En attendant, le Stade Rennais peaufine lui aussi sa conquête de séduction. La campagne d’abonnement, « rejoignez l’équipe » a été sobre mais légitime et je l’espère efficace. Comme celle de la saison dernière « Passez par tous les stades » qui avait, non seulement déclenché chez moi l’admiration (le mot n’est pas trop fort) mais, hélas, la réalité de la saison sportive, je souhaite la même destinée de ce nouvel angle de communication pour créer une symbiose entre les publics et les acteurs du terrain. La critique est souvent salvatrice quand elle est positive, constructive, justifiée mais jamais à l’encontre de dessein personnel ou de compétence de personnes. A bon entendeur !

L’équipe de France joue son avenir affectif lors de cet « Euro symbolique » en attendant que le Stade Rennais, lui, aussi mise sur les traces de l’équipe nationale.

Comme toujours, il n’y a pas que le résultat qui compte. C’est le prix à payer pour « un Euro symbolique » !


Jean-Marc Mézenge
Jean-Marc Mézenge est l’ancien adjoint de Raymond Kéruzoré et consultant sur France Bleu Armorique.

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