La fois de trop

Cher Stade Rennais,

Je ne sais pas vraiment si tu te souviens de moi. Il y a quelques mois, précisément après ta dernière élimination en Coupe de la Ligue, j’avais déjà pris la peine de t’écrire. Je t’avais exprimé mon dépit. Déçu par l’attitude de ton entraîneur et de tes joueurs, qui avaient clairement galvaudé une compétition qui les plaçait d’emblée à trois petites marches du Stade de France. Je t’avais exposé ma théorie : celle que tu n’avais décidément pas changé, et que tu t’acheminais une nouvelle fois vers une saison bien morne.

Loin de moi l’idée de me placer dans le camp des habitués du « Je te l’avais bien dit ». Je suis bien triste que tu sois en passe de réaliser ma prophétie de l’époque. Pour mémoire, je te promettais une saison relativement tranquille en championnat, où le frisson de la course aux places européennes ne tiendrait qu’un rôle modéré, et une élimination en coupe contre une équipe issue d’une division inférieure. Pas si mal vu, non ?
A vrai dire, j’aurais vraiment aimé que tu me fasses mentir. D’ailleurs, au vu du parcours sans tâche réalisé en Coupe de France jusqu’à cette foutue demi-finale, j’ai vraiment cru que tu avais enfin retenu les leçons du passé, que ta détermination sans faille à aller au bout allait vaincre le sort qui semble s’acharner sur toi. Hélas, une seconde mi-temps trop mollassonne à Caen est passée par-là, ruinant les efforts consentis depuis janvier.

La cruauté des analyses sportives étant ce qu’elle est, on ne retiendra donc pas que tu avais sorti quatre équipes de Ligue 1 avant de buter sur le dernier obstacle avant la finale. On ne retiendra que ces deux buts concédés face à une équipe de National, alors que tu commençais à toucher du bout des orteils la pelouse du Stade de France.
Pour moi, pour nous, pauvres habitués des désillusions ces dernières années, ce n’est que le dernier épisode en date d’une triste série. Un roman feuilleton dont les chapitres portent des noms anecdotiques aux oreilles du reste du monde, mais si douloureux lorsque l’on est un amateur de galette-saucisse : Guingamp, Fauvergue, Reims, Romorantin, Quevilly et j’en passe. A croire que tu prends un malin plaisir à torturer tes suiveurs les plus fervents.

Monsieur Antonetti, quand il affirme que sa déception n’a pas d’équivalent chez nous (les supporters), a sans doute fait preuve de maladresse. J’ignore s’il reviendra un jour sur ses propos, pour s’excuser (pourquoi pas ? c’est un homme intègre après tout), mais sa phrase révèle, je trouve, la fracture qui ne cesse de s’agrandir entre toi et l’ensemble de tes supporters.
Je ne vais pas te mentir, tu pousses certains d’entre nous au bout de leurs convictions et de la confiance qu’ils placent en toi. Pour beaucoup, la défaite de mercredi était l’humiliation de trop. Autant Guingamp pouvait être excusé (notre amour inconditionnel fait que l’on te pardonne facilement, tu sais), autant Fauvergue était « la faute à pas d’bol », autant la répétition des cadeaux faits à Quevilly ne passe plus. D’où les réactions épidermiques que tu ne cesses de provoquer depuis mercredi, et qui devraient se poursuivre encore quelques semaines.
Aujourd’hui que certains d’entre nous commencent à manifester leur dépit avec un peu de véhémence, tu as l’air de t’étonner, de découvrir à quel point ce public que l’on dit si froid bouillonnait sous sa carapace de silence. Hé bien oui, Stade rennais : pendant que tu enchaînais les désillusions, ton public lui, encaissait, craignant toujours un peu plus le prochain uppercut qui le mettrait une nouvelle fois au tapis. Un public qui ne demandait pourtant qu’à se réjouir, au fur et à mesure que tu lui faisais miroiter un avenir doré. Antonetti n’a jamais manqué une occasion de lui reprocher sa trop grande passivité. Aujourd’hui, on sait pourquoi : manifestement, il n’a aucune idée de ce qui s’est passé dans nos têtes le 9 mai 2009.

Il y a cinq mois, je t’exhortais à changer, à évoluer pour reconquérir tes supporters. Comment t-y prendre, je l’ignore, je n’ai pas toutes les cartes en main, ni la formule magique. Je ne suis qu’un simple supporter parmi tes supporters. Mais la nécessité de faire bouger les choses est cette fois trop évidente pour que tu passes à côté.

Bien à toi.

8 réflexions au sujet de « La fois de trop »

  1. une fois enkore hurler l’amour ke j’ai de ce maillot… une fois enkore lui dire kombien je l’aime… mais une fois enkore pleurer d’entendre mon fils pleurer, de se demander kan ils vont l’aimer autant ke nous , ce maillot, ces dirigeants ki se disent plus touchés que nous, ke ce klub ne vaut pas le coup, ke les brinkin et gregoire c’était….( ça me fait de la peine pour un mek ki nous a expliké kil avait enfin de koi travailler avec ceci cela+ ke pour ses susnommés ki eux aimaient ce maillot)
    mon cher stade rennais , tu fais partie de moi, et le pardon est la plus jolie des leçons, mais pardonne moi si ce soir, je n’ai pas très envie de te revoir, un peu kome pour marker le coup..:) te dire ke tes » frekentations » deviennent peu frékentables, k’ils abusent de toi et des gens ki t’aiment rééllement.
    je ne peux ke moi ossi te dire: » change reviens avec nous. viens!!
    à bientot 🙂 je t’attends

  2. Ces joueurs, dirigeants n’ont aucune idée des souffrances que l’on a vécu, bien avant leur arrivée au club. Ils n’ont pas d’attaches et connaissent pas notre histoire. Quand ils partiront, ils iront donner leurs leçons de football ailleurs dans des clubs qui n’auront pas connu de déceptions plus grandes que les notres depuis des décennies… Nous ne sommes pourtant pas exigeant et malgré notre stade un peu morose, nous sommes des supporters exemplaires qui méritent bien plus de connaitre de véritables joies que tous les clubs professionnels… Allez Rennes pour toujours mais à l’année prochaine…

  3. Frederic Antonetti et un bon entraineur il la prouvé par le passé ,mais la ce n’est pas lui mais les joueurs qui ont pris quevilly de haut.

  4. Cet article pourrait devenir la charte officielle de notre club tant aimé … C’est dire …

  5. anto n’a pas tant apporté ke ça . n’importe kel kouillon aurait su ke m’vila pouvait etre un grand ( meme moi je le savais c dire ) si un coach n’ pas plus d’influence ke ça sur son groupe , après l’avoir choisi, hormis le fait de dire je me suis trompé, et non: ce club ne vaut pas le coup. je ne vois pas bien kel interet si ce n’est ke pécunier le pousse à, rester à rennes. il semblerait ke son honneteté soit plus proche de sa carrosserie de bagnole ke du résultat de Son ékipe . dsl mais pour moi c out

  6. Personne n’a manqué de respect aux joueurs de Quevilly !
    On peut reprocher beaucoup de chose aux joueurs, mais pas de les avoir pris de haut…
    En première mi-temps, ils sont irréprochables, et comme d’hab, la dernière demi-heure…
    Mais les joueurs, dans leurs têtes, ne sont là que de passage, alors l’esprit du club…
    Il faut construire une équipe avec des mecs comme Costil, Danzé, Mangane ou Feret, qui ont quelque-chose dans le ciboulot !

  7. un club commence par le haut et quand un president dit qu’on a la malediction en coupe de france je pense que l’on a tous compris. On est pas pres de grandir et les joueurs sont triste a voir jouer meme le stade de france ne les fais pas rever (mis a part costil danze je rajouterais boye et pitroipa aucun autre n’a su relever la tete) et quand le president adverse dit a la mi temps rennes est une équipe tres fragile on va les faire douter alors je dis seulement bravo et ce monsieur peut prendre les rennes d’un club comme le notre nous n’aurons pas a rougir

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