@PierreDreossi et @PatrickLeLay : l’interview croisée

Parmi les nombreux usages que l’on peut en faire, le site de microblogging Twitter permet de suivre et de communiquer avec les célébrités ou les personnes de médias qui acceptent de jouer le jeu. Au Stade rennais, on peut ainsi facilement communiquer avec Romain Danzé, Vincent Pajot ou Chris Mavinga, ou suivre les réflexions des différents journalistes qui suivent le club.

Évidemment, tout le monde ne suit pas cette tendance, et nombreuses sont les personnalités encore absentes de Twitter. Pour combler ce « manque », quelques internautes se sont lancés dans la création de faux-comptes de personnalités. Le but avoué : essayer de nous faire rire, en imitant plus ou moins fidèlement la réalité, toujours avec le souci de faire un bon mot. Côté rennais, deux faux-comptes ont ainsi obtenu un joli succès ces derniers mois, ceux de Pierre Dréossi et de son président Patrick Le Lay, qui réunissent chacun plusieurs centaines d’abonnés (followers dans le langage de Twitter), et multiplient vannes et autres jeu de mots, le plus souvent pour se moquer d’eux-mêmes.

Pour tenter d’en savoir plus sur eux, je suis allé à la rencontre de ceux qui se cachent derrière ces comptes, pour leur poser quelques questions… Lire la suite

Lettre ouverte à François Hollande

Lettre ouverte à François Hollande, candidat du Parti Socialiste à l’élection présidentielle.

Cher M. Hollande,

J’ai longuement hésité à vous envoyer ce message en me disant que, sans doute, vous deviez être bien occupé en ce moment. Néanmoins, j’ai finalement décidé de le faire compte tenu du trouble qui était le mien depuis la découverte de l’ambiguïté de votre position sur un sujet qui m’est cher : votre rapport au Stade Rennais Football Club.

Je m’explique. Je n’aurais jamais posé cette question si votre position avait, comme cela est classique en politique, été neutre et teintée d’indifférence vis à vis de tous les clubs de football professionnel, ou si vous aviez gardé vos convictions enfouies en vous-même afin de ne froisser personne. Toutefois, ce n’est pas l’attitude que vous avez choisie : quelle ne fût pas ma surprise d’apprendre, dans un article du Monde sur Internet du 27/11, consacré à la fameuse polémique entourant la non-publication de votre interview par France Football (http://bit.ly/vVT8Kn), que vous aviez trois clubs favoris, un de National (Rouen), un de L2 (Guingamp), et un de L1, le Stade Rennais, donc. Lire la suite

« Trois petits tours ! », par Jean-Marc Mézenge

En Ligue Europa, C’est fini ! Le Stade Rennais va, dans quelques jours, tirer sa révérence contre l’Atlético de Madrid au Stade Vicente Calderon.

En effet, nos favoris ne se sont pas distingués dans une compétition qui a été obtenue dans la douleur l’an passé et qui va se terminer de la même façon dans sa version 2011 avec des relents de frustration.

Pourtant, après la ferveur générée par les tours préliminaires victorieux contre des équipes à leur portée – les Géorgiens du FC Rustavi Mellurgist et les Serbes de l’étoile rouge de Belgrade – la superbe Rennaise est vite retombée après un parcours à l’extérieur aux multiples désillusions : Udinese (2-1), Celtic (3-1) et trois nuls à domicile, Madrid et Glasgow (1-1) et Udinese (0-0). Lire la suite

« Ça se Corse ! », par Jean-Marc Mézenge

Après Claude Papi, dieu défunt, « reposi in pace », Frédéric Antonetti, dieu vivant, « a forza di vinci », est le Corse le plus célèbre du football moderne. J’ai eu la chance de le vérifier lors de mes nombreux voyages à Bastia à l’époque où je goûtais, une semaine par mois, les délices de partager les us et coutumes locales avec un sacré client : « piopio* » pour les intimes.

J’aime la Corse, je respecte le peuple corse, leur mentalité, leurs valeurs, mais surtout leur(s) Histoire(s).

Napoléon Bonaparte est le plus célèbre des fils de Corse et partout sur l’Ile de Beauté, on vénère le conquérant. Frédéric Antonetti est, lui aussi à sa façon, un lauréat et doit s’atteler à positionner un club breton sans palmarès ni identité de jeu dans la conquête du football national et européen, si affinités, sans pour autant négliger le « business plan », bien sûr. Il a été choisi par MM. Pinault père et fils, pour venir épauler Pierre Dréossi, un bon soldat  issu de la même veine. Les maîtres du « Stade » sont convaincus de leur combat. Et avec des moyens  propres à la « Breizh Connexion », ils devront démontrer, dans un premier temps, que la « faim » justifie les moyens pour confirmer très prochainement qu’effectivement « la fin justifie les moyens ! ». Lire la suite

Lettre ouverte au Stade Rennais

Cher Stade Rennais,

Permets-moi d’abord de te tutoyer. Etant présent dans ma vie tous les jours depuis bien longtemps, j’ai l’impression de te connaître par cœur, et je te considère comme un véritable ami. Cela fait maintenant une bonne quinzaine d’années que je te supporte, dans tous les sens du terme d’ailleurs. Dans la victoire, ou surtout dans la défaite, je reste là, fidèle, passionné. Je ne me considère pas comme un supporter « vache à lait » : d’ailleurs tu tires très peu profit de mon supportariat. Mon éloignement géographique ne me permet que de très rares déplacements au stade, et je possède peu de tes produits dérivés (un maillot acheté en solde et une écharpe comme seuls signes matériels de mon attachement). Par conséquent, si tu ne fais aucun cas des lignes qui vont suivre, je ne t’en voudrais pas.

Je ne suis généralement pas un supporter très critique à ton égard. Je considère la défaite comme normale si tu te heurtes à plus fort que toi, et je ne m’en offusque pas. De même, je ne suis pas du genre à réclamer la tête de tes dirigeants à la moindre contre-performance. Bref, je suis plutôt du genre pragmatique : je sais qu’un club se construit sur du long terme, que ce n’est pas chose facile, et que les défaites comme les victoires peuvent être accidentelles, surtout quand elles se jouent à peu de choses. Lire la suite

La Route de Bucarest : Glasgow, le « cœur vibrant » de l’Écosse

Tout au long de la campagne européenne du Stade Rennais, Puchkin vous guidera à la découverte des adversaires des “Rouge et Noir”, des villes visitées, de leurs histoires et de la culture locale. Pour leur quatrième déplacement dans la compétition, les Rennais se déplacent au sud de l’Ecosse du coté de Glasgow, le coeur économique et industriel du pays.

Histoire

En raison de son emplacement idéal non loin de l’embouchure de la rivière Clyde, le site de Glasgow fut habité par des populations sédentaires dès l’époque préhistorique, se développant lentement au cours des siècles avant de s’établir comme une véritable ville au cours du moyen-âge.

Aux confins des territoires Pictes, Brittons et Gaëliques, Glasgow se cherche une identité, et la ville prend réellement son envol en 1175, lorsqu’elle profite de la réorganisation de l’église écossaise menée par le roi David 1er et John, Évêque de Glasgow, pour s’imposer comme le deuxième plus grand diocèse du pays. Cette position dominante était encore renforcée dans les années suivantes quand la ville, à la demande de l’évêque Jocelin, recevait officiellement le statut de {Burgh} de la part du Roi William 1er . Un statut qui permettait à la cité de s’agrandir, de bénéficier de bénévoles commerciaux et d’organiser une foire annuelle qui existe toujours à ce jour en tant que « Foire de Glasgow ». Lire la suite

« Rennes d’un soir, reine de beauté ! », par Jean-Marc Mézenge

Ma dernière chronique et surtout son titre* n’ont pas laissé les lecteurs ou les internautes insensibles à la nuance de mes propos et certains ont visiblement voulu falsifier la teneur et l’esprit espiègle de celle-ci.  « C’est normal, qui aime bien châtie bien ! ».

J’encourage aussi ceux qui décortiqueront à l’avenir mes écrits à tourner sept fois leur langue dans leur bouche et les invite à se poser sept fois la même question, voire même relire sept fois, les mots, les phrases ou l’article en totalité pour éviter de prendre des raccourcis qui se transforment bien souvent en joutes littéraires sans relief voire même pire en « diffamation intellectuelle ».  Voilà, ça c’est dit !

Revenons donc à nos moutons et ne voyez là aucune métaphore sur le management de Frédéric Antonetti. Lire la suite

La Route de Bucarest: Udine, la petite sœur de Venise

Tout au long de la campagne européenne du Stade Rennais, Puchkin vous guidera à la découverte des adversaires des “Rouge et Noir”, des villes visitées, de leurs histoires et de la culture locale. Pour leur premier match de la phase de poule, les Rennais se déplacent dans le nord de l’Italie, à Udine.


Histoire

Udine, au cœur de la région Frioul-Vénétie Julienne, s’élève entre les Alpes et l’Adriatique, à une heure de la frontière italo-slovène. Dans une région peuplée depuis le Néolithique, Udine fut fondée, selon les légendes hongroises, sur les ruines d’une colline érigée par Attila lors du  siège d’Aquilae, au 5eme siècle.

Fondée en 983 après la donation du château d’Utinum par l’empereur Otto II aux patriarches d’Aquilae, Udine se développa au cours du moyen-âge, et la création du marché de la ville au 13eme siècle en fit le centre économique de la région et le siège de ses patriarches. Lire la suite

La Route de Bucarest – Belgrade, au carrefour des civilisations

Tout au long de la campagne européenne du Stade Rennais, Puchkin vous guidera à la découverte des adversaires des “Rouge et Noir”, des villes visitées, de leurs histoires et de la culture locale. Pour leur second déplacement dans la compétition, les Rennais se déplacent en Serbie et plus précisément à Belgrade, la capitale, joyau cosmopolite au carrefour de l’Orient et de l’Occident.

Histoire

Belgrade, “la ville blanche”, est l’une des plus anciennes cités d’Europe, fondée sur les bases de la culture préhistorique de Vinča, vieille de plus de 7000 ans.

Située au confluent du Danube et de la Save, Belgrade s’élève comme un carrefour entre l’Orient et l’Occident, et la capitale Serbe s’est souvent trouvée au cœur de l’histoire européenne, gouvernée  par Rome,  ravagée par les Huns d’Attila, conquise par les Ostrogoths de Théodoric le Grand, disputée par les empires byzantins, hongrois et bulgares, prise par Soliman le Magnifique et reprise par les Habsbourg. Lire la suite

« Chronique d’une mort annoncée ! », par Jean-Marc Mézenge

N’ayez crainte supporters et amis du Stade Rennais, loin de moi la pensée d’évoquer, à travers ce titre un peu provocateur, la fin de notre « club Cherubin ». Je risquerais de m’attirer les foudres des personnes qui, comme moi, ont été élevées et nourries dans le sérail Rouge et Noir. Cependant, après ce premier tour de l’Europa League opposant le SRFC aux géorgiens du FC Rustavi Mellurgist, chaussures de plomb et moral d’acier, il y a une partie de mon cerveau qui ne pouvait s’empêcher de cogiter sur des valeurs sportives et humaines que nous aimerions revoir, peut-être un jour, au Stade de la Route de Lorient. Lire la suite

La Route de Bucarest – Rustavi, voyage au pays des Soviets

Tout au long de la campagne européenne du Stade Rennais, Puchkin vous guidera à la découverte des adversaires des « Rouge et Noir », des villes visitées, de leurs histoires et de la culture locale. Pour leur premier déplacement dans la compétition, les Rennais se déplacent en Géorgie et plus précisément à Rustavi, ancien pole industriel du régime Sovietique dans la banlieue de Tbilissi.

Bostan-Kalaki, aux origines de la Géorgie

La ville de Rustavi, située à 25 kilomètres de la capitale géorgienne Tbilissi, a été fondée sous sa forme actuelle au  terme des années 1940, dans le cadre du programme de développement industriel du régime soviétique voulu par Staline.

Précédemment, Rustavi avait été abandonnée depuis le 13eme siècle et la destruction de Bostan-Kalaki, ville antique de Géorgie, fondée au quatrième ou cinquième siècle avant Jésus Christ, impliquée dans l’unification des états géorgiens et citée dans les voyages d’Alexandre le Grand. Lire la suite

La Route de Bucarest – Prologue

Tout au long de la campagne européenne du Stade Rennais, Puchkin vous guidera à la découverte des adversaires des « Rouge et Noir », des villes visitées, de leurs histoires et de la culture locale. A la veille du tirage au sort du troisiėme tour qualificatif de l’Europa League, veillée d’armes pour nos grands voyageurs bretons.

Bucarest, en roumain Bucureşti, capitale et centre névralgique de la Roumanie, fondée au moyen-âge par un fermier nommé Bucur. Surnommée la « ville de la joie » par de nombreux poètes et écrivains Roumains (le mot roumain « bucur » se traduit par joie), elle honorera son surnom pour l’une des 192 équipes engagées dans l’édition 2011/2012 de l’Europa League.

Certaines équipes ont déjà vu leur rêve de gloire européenne brisé avant d’avoir pris forme, d’autres ne regardent une participation à la «petite» Coupe Européenne que d’un œil distrait et peu concerné. Pour le Stade Rennais, l’histoire commence ce vendredi, sur les coups de midi dans une salle de conférence de l’UEFA, à Nyon (Suisse) Lire la suite

« Le roi est mort, vive le roi ! », par Jean-Marc Mézenge

Oyé, oyé braves gens, la révolution française du football est en marche !

L’heure est à la transparence et à la liberté d’expression de chaque individu, de chaque famille, de chaque institution pour l’évolution de notre « noble sport ». Crise oblige !

Après le  traumatisme «  de Knysna » et de la coupe du monde en Afrique du sud où l’équipe de France s’était distinguée avec son bus de la honte, on nous avait promis une rénovation indispensable après des états généraux de la Fédération Française de Football auditée par une commission consanguine.

« Le peuple » tout entier y croyait et criait son ras le bol de la gouvernance monarchique des dirigeants du football Français que manipulait, tapis dans l’ombre, celui qui tirait les cordons de la bourse et ceux de la partie sportive cristallisée autour d’une relation très amicale avec le sélectionneur de l’épopée suicidaire, Raymond Domenech, roi lui aussi mais de la désillusion.  Lire la suite

« Par tous les Stades ! », par Jean-Marc Mézenge

« Passez par tous les Stades » … Telle est la nouvelle campagne d’abonnement du Stade Rennais FC pour la saison 2011-12. C’est peut-être ce qui a été le plus réussi en cette fin de saison des Rouge et Noir. Hélas, et mille fois hélas, ces émotions ne viennent pas du terrain de jeu ou par le jeu mais de celui de la communication et du marketing (www.staderennais.com).

Là, chapeau, on a le droit à notre quinquagénaire, qui hélas, n’est même pas vêtu de la nouvelle tunique 2011-2012, version « caaaassé ! de Brice de Nice », et qui se laisse défigurer par le spectacle proposé par les vrais acteurs du club, ceux qui sont très bien payés pour en faire un peu (du spectacle). On a le sentiment de revivre toute cette saison au Parc des sports.

Mais avez-vous remarqué la position des deux expressions centrales de visage, la plus haute et la plus basse ? Bien joué « les publicistes ! ». Comme dans tous les scénarios américains, le bonheur et l’extase finissent toujours par « gagner » dans l’épilogue et nous mettent le cœur au bord des lèvres. Hélas, encore une fois, ce n’est pas le genre de visages que j’ai pu constater lors de la dernière rencontre à domicile contre Nancy où Julien FERET s’est rappelé aux bons souvenirs de son club formateur qui n’a jamais cru en lui mais qui va devoir « payer cher, très cher même » pour rattraper son erreur. Lire la suite

« Plus dure sera la chute ! », par Jean-Marc Mézenge

Vous connaissez l’histoire du type qui se jette dans le vide et qui en tombant se dit : « jusque là tout va bien, jusque là tout va bien et  pafffff». Le plus dur n’est pas la chute, c’est l’atterrissage !

C’est bizarre mais je ne peux pas m’empêcher de penser à cette histoire lorsque je réfléchis à la fin de saison du Stade Rennais FC.

Rennes a fait une bonne saison et ce ne sont sans doute pas les cinq derniers matchs qui vont confirmer ou infirmer les Bretons dans l’étalonnage ou la nuance du classement et dans cette quête à l’exploit laissant entrevoir, pour une fois, dans ce pâle championnat de L1, 2010-2011, une bonne occasion de concrétiser des ambitions européennes, voire plus  si affinités.

Voilà c’est fait : par défaut et par le biais des vainqueurs des deux coupes Nationales, le « Stade »  va au moins jouer l’Europa ligue la saison prochaine. Et si, et c’est tout le mal qu’on lui souhaite, les hommes de Frédéric ANTONETTI se mettaient à gagner et à bien jouer, il se pourrait que les grosses cylindrées (OM, Lyon ou PSG), elles aussi, se jettent dans le vide ou dans l’abime que nous traversons aujourd’hui. Enfin, on a du mal à y croire. Lire la suite

L’exemple lillois pour franchir un cap

Lille, cette saison plus qu’une autre, c’est l’exemple. Le vilain, c’est le petit canard SRFC, calimero parfait de cette saison étrange. Le vilain c’est aussi moi, car tout filou que je suis, je trouve que Lille est un excellent modèle mais que c’est aussi le plus mauvais calque de comparaison possible pour étalonner notre exposition aux blessures. C’est un mauvais exemple, Lille.

Lille a peu de blessés, certes, mais les joueurs de cet effectif tournent beaucoup. En effet, 18 de leurs joueurs ont joué plus de 10 matchs, et ces 18 joueurs ont tous eu plus de 5 titularisations, je n’ai pas compté Mouko, Lyng, Souaré, Wade et Vandam qui ont joué un peu moins que ça. Et quand cet effectif tourne, il y a maintien global du niveau de performances de l’équipe. Pourquoi ? Et bien parce que c’est une équipe qui se connaît parfaitement bien, qui se connaît même nettement mieux que les Marseillais ou les Lyonnais. Avec Rennes, la comparaison a encore moins de sens tant nombre de nos joueurs se découvrent eux-mêmes dans ce championnat et se découvrent entre eux. Lire la suite

« La dernière ligne droite ! », par Jean-Marc Mézenge

Voilà, nous y sommes dans cette dernière ligne droite… Plus que 9 matchs pour atteindre l’objectif que le Stade Rennais FC s’est fixé : « être sur le podium !». La fameuse ligne droite, celle qui permet de « lâcher les chevaux  pour rentrer à l’écurie » ou celle de «Longchamp » qui n’a rien à voir avec ce quartier de Rennes pour définir l’écart entre les trois premiers du championnat de L1.

Frédéric Antonetti  a repris la théorie de cette « ligne droite » pour stigmatiser et critiquer l’attitude du public Rennais qui s’est mis à siffler – ses « héros » (lisez « c’est zéro ! »)- lors du match Rennes-Auxerre devant la gestion un peu trop patiente des séquences de jeu, savamment préparées pour assiéger une forteresse « AJAiste » digne des plus belles heures de Guy ROUX. Ce fut une leçon de « bon sens et d’expertise » érigée à l’encontre de ceux qui pensent, qu’en football comme dans la vie, la ligne droite est toujours,  certes, le chemin le plus court mais pas souvent le plus efficace. Par exemple, le « Droit au but ! », comme on aime à l’entendre et  à le pratiquer du côté de l’OM, alimente depuis toujours la culture de faire plier l’adversaire par cette adage qui parfois frise des convictions de jeu simplistes, mais qui ont le mérite d’enflammer le jeu et les acteurs. Cette vérité à utiliser avec parcimonie n’a, hélas, point de faveur auprès de l’entraineur Corse du Stade qui par ailleurs est annoncé du côté de la Cannebière. Hélas, oui, car il y a des matchs qui se gagnent aux forceps et quelquefois en insistant sur les faiblesses de l’adversaire et non sur la maitrise de ses propres forces, qui, ce soir la, semblaient trop épisodiques et émoussées. C’est facile à dire mais pas facile à faire car quand on est sur le terrain,  « c’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur ! ». Lire la suite

« L’art est la manière ! », par Jean-Marc Mézenge

« Enfin ! On est  arrivé à joindre l’utile à l’agréable, l’art et la manière ». Je fais, bien sûr, référence à cette très belle victoire du Stade Rennais FC, 2 à 0, contre le RC Lens, certes 19ème, en ce dernier week-end de février  2011.

Retenez bien cette date car c’est peut-être un tournant, non pas pour stigmatiser les marches trop souvent ratées d’un club qui cherche à franchir un palier, mais pour souligner un état d’esprit si longtemps espéré : tueur au moment crucial. Lire la suite

Génération Sonny Anderson

C’est un peu comme une arlésienne, un peu comme un serpent de mer. C’est le rêve maudit des directeurs sportifs de France et de Navarre, et le souhait récurrent des supporters de clubs petits parmi les grands et grands parmi les petits, ces clubs auxquels ne manque que le petit coup de pouce du destin pour enfin passer ce cap de l’excellence.

Chaque été, chaque hiver, son nom revient avec insistance au détour de conversations de comptoirs ou d’experts, dans les coursives de la route de Lorient et parfois dans les plus hautes sphères du club. Et l’on se souvient du retour de Sylvain Wiltord, l’enfant prodige et prodigue. Celui en qui Pierre Dréossi pensait l’avoir enfin trouvé, ce fameux « Sonny Anderson rennais ». Lire la suite

Des « experts » comme modèles, par Jean-Marc Mézenge

Pour beaucoup de footballeurs, le jour du seigneur est souvent synonyme de joie ou de déception en fonction des résultats de leur équipe favorite ou de leur propre performance, quels que soient le niveau et la catégorie. Et c’est vrai que,  trop souvent, la couleur de la vie « des sportifs en culotte courte », est teintée de nos émotions du week-end.  Ce dernier dimanche de janvier 2011 restera, pour moi et pour toujours, gravé dans ma mémoire et dans mon cœur.  Au programme, pas de match décalé de la dernière journée de Ligue 1, ni même un match matinal hebdomadaire de vétéran, mais, à 17h, nous « les manchots » passionnés de sport en général, étions redevenus  Franchouillards mais surtout plongés dans une humeur nostalgique du sport que l’on pratiquait à l’école. Comme 7.3 millions de téléspecteurs, j’étais devant ma TV,  prêt à « supporter des experts ». Je ne vous parle pas de ceux de Miami ou de Manhattan, acteurs des de séries américaines en vogue : ces artistes là sont handballeurs, héros et modèles pour tous sportifs dignes de ce nom, pour tous éducateurs diplômés qui ne bafouent pas la corporation ou, tout simplement, toutes personnes sensibles à la beauté du travail bien fait. Lire la suite